lundi 30 janvier 2017

bienvenue sur le blog du CLPS!




Nous sommes une organisation laïque, donc ouverte à la confrontation des idées et nous ne prétendons pas, entre nous, défendre toujours les mêmes thèses. Ce qui nous réunit, c’est précisément le souci de ne pas masquer nos divergences.
Le mot " secte " est une commodité de langage qui ne correspond à aucune catégorie juridique. il n’existe en effet pas de définition de la secte en droit français. Nous ne prétendons pas, dans l’intitulé de notre association, combattre les sectes, mais prévenir le sectarisme.
En fait, peu nous importe que tel ou tel groupe étudié dans ce site soit ou non qualifié de secte. Pour nous, il représente, si nous en parlons, une atteinte a la laïcité. Le droit français leur permet d’exister. Il nous permet, à nous, de discuter leurs pratiques sans les enfermer dans une catégorie juridique et ce au seul nom du respect des droits de l’homme et de l’enfant et de la laïcité




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mercredi 21 septembre 2016

courrier de la MIVILUDES à un particulier relatif à la pédagogie STEINER WALDORF

Paris, le 1er juillet 2016 (…)

Monsieur,

Par courriel du 14/12/2015, vous avez appelé l’attention de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) sur la pédagogie Steiner-Waldorf ».

En réponse, je tiens tout d’abord à vous faire connaître que la MIVILUDES n’a pas vocation à définir ce qu’est une secte. Elle a en effet pour mission d’observer et de lutter contre les dérives sectaires. Elle s’intéresse de ce fait aux atteintes pouvant être portées, par tout groupe ou tout individu, à l’ordre public, aux lois et aux règlements, aux libertés fondamentales et à la sécurité ou à l’intégrité des personnes par la mise en œuvre de techniques de sujétion, de pressions ou de menaces, ou par des pratiques favorisant l’emprise mentale et privant les personnes d’une partie de leur libre arbitre.

Conformément au principe de laïcité, la MIVILUDES s’interdit de porter quelque jugement de valeur que ce soit sur les doctrines, les théories ou les croyances en tant que telles, son objet étant de dénoncer systématiquement les dérives sectaires et de lutter contre elles.

Le seul contenu doctrinal n’étant pas suffisant pour caractériser un risque de dérive sectaire, le travail de vigilance et de lutte mené par la MIVILUDES prend appui sur la concordance de certains critères de dangerosité tels la déstabilisation mentale, le caractère exorbitant des exigences financières, la rupture avec l’environnement d’origine, l’existence d’atteintes à l’intégrité physique, l’embrigadement des enfants, le discours antisocial, les troubles à l’ordre public, l’importance des démêlés judiciaires, l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels et/ou les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.

Un seul critère ne suffit pas pour caractériser l’existence d’un risque de dérive sectaire et tous les critères n’ont pas la même valeur. Cependant, le premier critère (déstabilisation mentale) se révèle toujours présent dans les cas de dérives sectaires.

En ce qui concerne votre interrogation, la MIVILUDES reçoit régulièrement des signalements et des témoignages exprimant de fortes inquiétudes et difficultés au sujet des écoles Steiner-Waldorf. Aussi, conformément à notre domaine de compétence et à notre mission ci-dessus rappelés, je tiens à porter à votre connaissance les informations et les éléments suivants.

Rudolf Steiner était membre de la Société Théosophique dont la doctrine est un syncrétisme fait de bouddhisme, de théosophisme et d’éléments d’autres traditions religieuses, il s’en distancia pour créer l’Anthroposophie, mouvement christologique. Cette doctrine est une gnose intégrant des éléments du Nouveau Testament à des contenus classiques de l’occultisme occidental sur fond de croyance au karma et à la réincarnation. La mouvance steinerienne a donné naissance dès 1913 à une Société anthroposophique imprégnée d’ésotérisme et de christianisme hétérodoxe, plus tard de New Age, influente dans de nombreux secteurs : scolaire, à travers de nombreuses écoles Steiner-Waldorf, médical, avec le développement d’une médecine dite « anthroposophique », agricole, au sein de « l’agriculture biodynamique », et bancaire.

Les écoles Steiner ont fait l’objet d’une enquête lors du rapport 2000 de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes. A cette date, il a été établi que la pédagogie pratiquée incluait des éléments de la doctrine anthroposophique : par exemple, les enseignants étaient amenés à repérer, conformément à la distinction entre quatre stades de l’humanité, minéral, végétal, cosmique et stade du « Je », à quel stade d’évolution chaque enfant appartenait.

En ce qui concerne la pédagogie elle-même, un rapport de l’Education Nationale rédigé en décembre 1999 faisait état de méthodes fondées sur l’imitation, au détriment parfois de la capacité critique de questionnement. Les contenus des programmes introduisaient quant à eux une confusion possible entre croyance, interprétation et approche scientifique. En effet, l’apprentissage se fondait sur l’évocation imagée et poétique d’une mythologie diffuse : par l’utilisation de symboles, l’enfant était en quelque sorte « éveillé au divin ». Les enseignants n’étaient pas tant choisis pour leur savoir que pour leur parcours de vie et leur figure de « modèles » pour les enfants qu’ils étaient destinés à instruire.

Dans le cadre d’une pédagogie indépendante de toute visée curative, la MIVILUDES n’a pas eu connaissance de cas avérés de dérives sectaires dans les écoles Waldorf-Steiner, mais il semble légitime de s’interroger sur les conséquences possibles de la pédagogie qui y est dispensée, en particulier quant à la transparence de ses références doctrinales et quant au respect de la laïcité et du socle commun de connaissances et de compétences par lequel la loi définit ce que tout élève doit savoir et maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire.

Quant à la prétention curative de la pédagogie Steiner, tel le traitement des troubles de l’apprentissage, et de la médecine anthroposophique : les vertus thérapeutiques de celles-ci n’ont jamais été évaluées de manière indépendante, elles ne sont pas reconnues par les pouvoirs publics et sont dénuées de tout fondement scientifique validé.

A partir des signalements reçus nous relevons un ensemble de points préoccupants : le fondement idéologique opaque ; la dissimulation du contenu religieux et spirituel ; des cas d’effets délétères de cette pédagogie sur les mineurs ; l’impact d’une communauté forte, à l’échelle scolaire et entre les diverses institutions anthroposophiques. D’un strict point de vue scolaire, les éléments de dérives récurrents sont la confusion entre le domaine privé et celui de l’école, l’intrusion dans la vie familiale, l’engagement progressif des parents dans la vie de l’école (bénévolat, financier) ; l’absence volontaire de médiatisation du contenu doctrinal et du fond idéologique ésotérique et spiritualiste sur lequel repose la pédagogie Steiner, les constats effectifs de cas de lacunes et retards scolaires (voire psychologiques) des enfants scolarisés dans ces écoles.

De manière générale, la recrudescence de la pédagogie Steiner Waldorf s’inscrit dans un mouvement plus large : la MIVILUDES a pu observer ces dernières années une prolifération d’offres pédagogiques dites « alternatives ». Elles visent en particulier des enfants en difficultés, difficultés scolaires, d’insertion sociale ou encore en situation de handicap.

Le succès de ce type de pédagogies dite « alternatives » s’appuie sur une propagande offensive portée par des associations venant d’horizons très différents qui jettent le discrédit sur l’Education Nationale et militent pour « la liberté d’enseignement », le « droit à la différence », « l’école à la maison », etc. Certaines se revendiquent de méthodes reconnues, d’autres fondent leur communication sur l’amalgame avec ces mêmes pédagogies, d’autres encore ont un caractère davantage fantaisiste et fondent leur prétention pédagogique et scientifique sur des labels et techniques qu’elles créés ad hoc.

Mise à part l’absence d’évaluation pédagogique et scientifique, ce ne sont pas tant les pratiques ou méthodes elles-mêmes qui posent problème que l’utilisation déviante qui peut en être faite. Les dérives sont engendrées par l’amateurisme de certains prestataires, l’absence de formation psychologique ou pédagogique des enseignants ainsi que le manque de recul critique, à la fois pédagogique et déontologique, quant aux méthodes proposées. Les problèmes rencontrés couvrent un panel très large, de ceux que font naître l’amateurisme à la dérive sectaire véritable en passant par le charlatanisme et l’escroquerie des prestataires. Dans tous les cas on relève un même défaut d’information des parents concernant le contenu doctrinal de certaines propositions pédagogiques. La dérive sectaire s’amorce lorsque le groupe, en jouant sur les espoirs et les craintes que conçoivent bien légitimement les parents pour leur enfant, amène ceux-ci à s’enfermer dans une idéologie et rompre avec toute autre pratique ou pensée, s’isolant et isolant leur enfant du monde extérieur, au détriment du développement social, affectif et intellectuel de celui-ci.

Permettez-moi pour conclure d’attirer votre attention sur l’existence d’une Mission de Prévention des Phénomènes Sectaires (MPPS) au sein du ministère de l’éducation nationale qui possède un réseau de correspondant académique. N’hésitez pas à contacter la MPPS pour faire état de vos difficultés ou être mis en relation avec le correspondant de votre académie (…).

Je vous informe également que le ministère de l’Education Nationale a édité une circulaire « Prévention et lutte contre les risques sectaires » (circulaire n° 2012-051 du 22-3-2012) qui caractérise le concept spécifique de dérive sectaire en matière d’éducation comme une perte des chances de s’instruire, et rappelle que, en matière d’éducation comme dans les autres domaines, les droits et intérêts fondamentaux de l’enfant priment et qu’il est du devoir des agents de l’Education Nationale d’effectuer un signalement lorsqu’un risque pèse sur ceux-ci.

La circulaire NOR INT D1407220C du 17 avril 2014 fait de la lutte contre les dérives sectaires dans l’enseignement l’une des orientations du ministère de l’intérieur en cette matière, elle rappelle la possibilité d’exercer un contrôle sur tout type d’établissement, qu’il soit public, privé sous contrat, hors contrat, en présentiel ou à distance et appelle à la coordination des services territoriaux, en particulier à l’échange d’informations entre les services de la Préfecture et l’inspecteur d’académie, directeur académique des services de l’éducation nationale du département.

lundi 5 septembre 2016

Merci à VAUCLUSE MATIN de nous avoir donné l'autorisation de reproduire un article sur l'école initiée par les éditeurs d'ACTES SUD et dont le directeur pédagogique est dirigeant de la Fédération des Ecoles STEINER

À Arles, Actes Sud, l’éditeur qui a raflé le Nobel et le Goncourt en 2015, a créé “L’école du domaine du possible”. Les élèves ne sont pas notés et n’ont pas de manuels.

L’éditeur Actes Sud a une définition bien à lui de l’école. C’est un lieu qui doit permettre à l’élève de «devenir un être épanoui, créatif, autonome, libre et responsable, ayant acquis la confiance en soi et en l’autre, pour agir dans un monde où il aura envie de vivre». Et depuis la dernière rentrée de septembre, cette école, où on apprend aussi le bonheur, existe. Elle se trouve dans la chapelle du Méjan, un ancien temple romain, au cœur même du fief arlésien d’Actes Sud. Au bout d’un dédale d’escaliers, de coins et de recoins où la boussole est indispensable pour trouver son chemin. Un chemin de culture, jalonnés de milliers de livres dont on se demande si au fond ce ne sont pas eux les véritables maîtres des lieux. Autour de ces empilements d’ouvrages, des gens s’affairent, comme à leur service.
Cette école, Françoise Nyssen et son mari Jean-Paul Capitani, qui dirigent Actes Sud, l’ont créée après en avoir rêvée. Ici ni notes ni manuels scolaires, mais un projet pédagogique basé sur les apprentissages. Ceux de la citoyenneté, de la vie en groupe, du respect, du dialogue, du jardinage, de l’équitation, de la musique, de la littérature, et même du tricotage, une activité qui serait bénéfique à l’agilité mentale.

31 élèves de 8 à 14 ans répartis en deux classes

Évidemment, Henri Dahan, le directeur pédagogique, et les enseignants ne font pas l’impasse sur ce qu’ils appellent les "disciplines académiques” (maths, sciences, histoire, français...). Mais avec leur façon de faire. Par périodes et par projets. Exemple : trois semaines de cours de géométrie deux heures par jour avec le même prof, puis pareil pour l’histoire, l’anglais, l’allemand... et ainsi de suite. Mais tous les ajustements sont possibles, s’ils sont fondés, car rien n’est figé dans ce qui pourrait s’apparenter à un corpus gravé dans la pierre.
Ce lieu, baptisé “L’école du domaine du possible”, accueille 31 élèves âgés de 8 à 14 ans. Scindés en deux classes, une primaire et une secondaire, ils ont cours de 8 h 30 à 18 heures et déjeunent sur place. Des produits locaux et du bio. Chaque jour, ils vont aussi dorloter un jardin potager et monter à cheval. Avec les animaux, les enfants évoluent dans une sphère de l’intime qui privilégie la “relation” à la “compréhension”. Pour filer une métaphore qui ne devrait pas déplaire à ses patrons, Henri Dahan explique: « Les enfants sont les auteurs, et on doit les éditer. » C’est-à-dire les rendre heureux dans cette école, les extraire de la pression obsédante de la compétition entre élèves, leur donner les moyens de se réaliser à leur rythme... « Il faut les intéresser et leur donner du désir » précise Jean-Paul Capitani, pour qui l’école de la République est à bout de souffle puisqu’elle « fait souffrir les élèves et les enseignants ».
Dans la chapelle, qui donne sur une vaste terrasse qui sert de cours de récré, le mobilier est en bois clair, des instruments de musique et des chevalets sont posés le long d’un mur, des livres sont à disposition, et les enfants ont l’air détendu. Certains sont même joyeux quand vient le moment d’apprendre le complément d’objet direct à la faveur de l’exemple du poisson que pêche le pêcheur, ou celui de chanter et de jouer d’un instrument. Ils le sont aussi quand des auteurs maison vont à leur rencontre, comme notamment l’Ardéchois Pierre Rabhi.
Françoise Nyssen qui, à l’instar de son époux, explique que « les neurosciences montrent que l’apprentissage ne peut pas se faire dans le matraquage et le redoublement mais dans le désir », est déjà heureuse du bout de chemin parcouru en un seul trimestre. Parce que le courant passe entre l’équipe pédagogique et les élèves, et que les sons de cloche qui lui reviennent de cette singulière chapelle dédiée aux apprentissages sont positifs.
Même d’ailleurs du côté du recteur de l’académie d’Aix-Marseille qui, selon Henri Dahan, voit “L’école du domaine du possible” comme « un laboratoire pédagogique ». Mais si ce “laboratoire pédagogique” a un coût pour les familles, entre 2000 et 6000 euros par an selon leurs revenus, un fonds de dotation parraine les moins fortunées. Car tous les enfants sont ici les bienvenus.
Par Patrice PALAU

lundi 22 août 2016

L'aventure d'ATTENTION ENFANTS se poursuit... au CLPS !

Xavier LAUGAUDIN a été élu au conseil d'administration du CLPS.

Xavier est un ami de longue date. Il avait créé ATTENTION ENFANTS  avec des parents de la Fédération des Conseils de parents d'élèves pour s'opposer aux implantations de l'Eglise de scientologie dans le quartier dont il était alors l'élu.

Nous ne pouvions que nous entendre avec une association similaire créée par des militants de la FCPE! 

Un peu d'histoire:


Cliquez sur le titre de l'émission pour l'entendre!


Le 24 novembre de la même année on le trouve sur  TF1 suite à une manifestation entre diverses émissions dont une sur RADIO NOTRE DAME




Le 11 juin 2004, le Parisien relate une manifestation à laquelle est associé le nom...d'ANNE HIDALGO.

Le CLPS, dès sa création à l'été 2002, avait rencontré Xavier LAUGAUDIN et l'idée d'un partenariat privilégié coulait de source.

Merci à XAVIER de nous avoir fait confiance ... depuis 2002!


mardi 9 août 2016

INTERVENTION ( 4 PARTIES) DE Mme JOSSO secrétaire générale de la MIVILUDES à notre rencontre d'ARCHES, avec l'expression de notre gratitude

rendez-vous sur le site du DU "EMPRISE SECTAIRE, PROCESSUS DE VULNERABILITE et ENJEUX ETHIQUES" 2016-2017


La spécificité du processus d'emprise sectaire étant extrêmement complexe, les professionnels de la santé, de la justice et les travailleurs sociaux appelés à intervenir auprès des victimes de sectes étant mal informés, se sentent démunis face à cette aliénation particulière et difficile à cerner. 

 

Cette discipline nouvelle sur l'emprise est unique en Europe. Elle répond aux interrogations et aux besoins actuels à un moment où la démocratie est confrontée aux nouvelles formes du totalitarisme.


LIRE LA SUITE...sur le site du DU